Pas encore remise de cette belle soirée brésilienne!
On commence par du style néoclassique mais sans pointes avec un ballet de Juliano Nunes. Des figures androgynes en bleu évoquent différents oiseaux, dans une ambiance aquatique.

Ça m’a fait penser à Moira Shearer dans son costume de libellule au début des Contes d’Hoffman de Powell & Pressburger. La lumière recrée aussi des sortes de fleurs flottant sur le sol de la scène. Dans la deuxième partie, les danseurs avaient des petites capes comme les danseurs-insectes du Concert de Jerome Robbins.
On a une structure de ballet, avec des pas de deux et de trois impressionants et un design de lumière qui renforce l’impression de flottement et de fluidité.

On leçon d’histoire en danse avec Umbó de Leilane Teles. Elle décrit en trois tableau les racines africaines de la culture et la danse brésilienne. D’abord épurés, les costumes habillent peu à peu les danseurs. De même, la chorégraphie nous montre comment les mouvements s’additionnent au fil des époques.
Teles utilise la musique d’artistes qu’elle souhaite mettre en avant: Tiganá Santana et Virgínia Rodrigues.
On finit en beauté avec So tinha de ser com você, une relecture de l’album culte de bossanova Elis & Tom!

Les rubans descendent lentement du plafond pendant le déroulé de la pièce. Les projections lumineuses au sol évoquent un piano géant ou un immeuble sur la façade duquel les danseurs défieraient la gravité… D’autres références au cinéma musical avec un séquence présentant un avatar de Marylin!
Sao Paulo Dance Company à la Maison de la Danse de Lyon
Programme:
Cartas do Brasil, 2022, Juliano Nunes
Umbó, 2021, Leilane Teles
Partita, 2022, Stephen Shropshire
Só tinha de ser com você, 2020, Henrique Rodovalho




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