
Au Palais Garnier, le spectacle commence dès l’entrée. Le lieu est imposant, énorme, les curieux lèvent les yeux et les habitués paradent un peu. On fait le tour du premier étage, on contourne la foule, on aperçoit le Directeur de la Danse. Les gens papotent, une femme m’aborde pour me demander si la personne qui accompagne José Martinez est la reine du Danemark. Aucune idée mais on sent la fébrilité et l’enthousiasme autour de nous car ce soir c’est une distribution en or avec Marianela Núñez et Hugo Marchand. On monte jusqu’au paradis et c’est parti…
J’avais vu des captations de la version du Royal Ballet, j’ai beaucoup apprécié cette version-ci avec la disparition dramatique de Giselle sous la scène à la fin. L’acte II est mon préféré avec l’ambiance gothique et bien sûr les Willis, dont l’énergie ramène le ballet dans l’ère contemporaine. De la horde des Willis à Lastesis je vois un lien…
Hugo Marchand choisit de jouer un Albrecht amoureux dès le début, dont le poids du devoir le trahit aussi avec force, ce qui est moins dramatique mais plus romantique qu’un Albrecht fourbe.
Rien à voir avec les dvd quand on entend les danseurs respirer, les pointes à l’unisson et la foule qui applaudit à tout rompre.
Le brouillard blanc retombe, Marianela touche la scène avec ses mains pendant les ovations et tout est fini en un flash…
Une première fois au Palais Garnier mémorable!
Giselle, production de 1998, Jean Coralli, Jules Perrot.
Ballet de l’Opéra de Paris.




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